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MARIAGE: ÉPOUSER UN HOMME QUI NE TRAVAILLE PAS !


publié le :10/11/2017
EPOUSER UN HOMME QUI NE TRAVAILLE PAS Je me suis mariée le 10 Novembre 2012 et mon époux ne travaillait pas. Pas dans le sens où on l’entend avec salaire régulier tous les mois. Il était un genre de bénévole dans la structure d’un aîné qui ne le payait vraiment que lorsque les projets étaient soldés par le client. Et ça n’arrivait pas souvent. Inutile de dire qu’il ne fallait donc pas compter dessus pour établir un budget quelconque. Pourtant, j’ai accepté de faire le grand saut dans le mariage sans aucun filet financier. Nous étions en couple depuis près de 5 ans et dès le premier jour, il avait été question de mariage. Nous ne nous étudiions pas. Nous savions. Notre longue amitié nous avait déjà bien servie. Cependant nous avions soumis notre mariage à conditions. Nous devions avoir nos diplômes (nous nous sommes connus assez jeunes) ainsi que des emplois stables. La première partie du contrat avait été validée sans problème. Cependant trouver un travail capable de subvenir à nos besoins était plus difficile que prévu. Malgré tout, nous nous sommes lancés. CONTINUER DE S’AIMER ET SE RESPECTER QUAND LES RÔLES SONT INVERSÉS Dans l’imagerie populaire de bon nombre d’Africains, l’homme doit être le pourvoyeur de la famille. Pendant plusieurs mois, c’est moi qui portais les charges du couple. Rassurez-vous, je ne trahis là aucun secret. Mon époux dit à qui veut l’entendre que c’est moi qui ai acheté X ou Y dans la maison. A l’époque quand il en parlait, je le réprimandais. Je voulais que ma partition reste anonyme. Je voulais qu’on en parle peut-être plus tard, comme témoignage pour édifier les gens qui passeraient par la même situation. Un peu comme je le fais maintenant. Mais lui se moquait bien de le dire à sa famille ou à ses amis. « Il faut que je leur dise. Il faut que je t’honore pour ce que tu fais. Demain quand j’aurai les moyens financiers pour te couvrir de cadeaux les gens diront que tu m’as envoûté, que je dépense trop pour toi ou que tu bouffes mon argent. Ils doivent savoir que tu as payé le prix pour ça et que mon argent t’appartient. Je dois leur dire que sans toi, je n’allais pas être l’homme que je deviendrai. » Cela n’a pas été une période facile pour nous deux. Les femmes ont leur sautes d’humeur. Les hommes ont leurs sautes d’orgueil. Pas facile de voir les rôles inversés et continuer de s’aimer, se respecter. Sans doute, à chacun de nous, Dieu voulait enseigner quelque chose. SE POSER LES BONNES QUESTIONS AVANT LE MARIAGE Aujourd’hui la plupart des objets que j’ai achetés sont abîmés. La télévision n’a pas pu résister aux assauts de mon premier fils. Mes fauteuils en fer forgé, reposent en paix chez un ferronnier. Le réfrigérateur a subi les affres des nombreux déménagements… Mais notre amour lui a non seulement résisté à l’usure du temps mais a grandi. L’argent est important mais ne saurait être le socle d’une relation. Il va, il vient. Un emploi, ça se perd. Il n’y a aucune garantie. Avant de te marier, pose-toi les bonnes questions. Et si ton conjoint est dans l’incapacité de pouvoir à tes besoins, peu importe leur nature, seras-tu prête à rester à ses côtés ? Je crois qu’en matière de mariage, on n’épouse pas que le présent mais aussi et surtout le futur de l’autre qu’on contribuera irrémédiablement à façonner. DANS NOTRE COUPLE, LA VAPEUR S’EST VITE RENVERSÉE Dans notre couple, la vapeur s’est vite renversée. Mon mari a eu un meilleur emploi. Puis un autre, meilleur encore. Il a eu des promotions dans la foulée et bien-sûr des augmentations salariales. Et quand il s’est rendu compte que je ne trouvais plus d’épanouissement dans mon travail, c’est lui qui m’a encouragée à démissionner. « Si tu veux te concentrer sur la littérature et ton blog, vas-y ! Je vois que tu n’es plus heureuse. Tu as assuré au début, c’est mon tour maintenant. Tant que je pourrai prendre soin de vous, je le ferai sans rien te demander. Lance-toi ! » Et pourtant nous avions déjà un enfant. Les parents qui me liront savent qu’une fois qu’un enfant entre dans l’équation, on ne peut plus dire qu’on a suffisamment d’argent. Il faut penser à la santé, aux études, aux loisirs, aux imprévus… C’est la fin de l’insouciance et un deuxième salaire n’est pas de trop. Mais il a quand même donné sa bénédiction. LES HISTOIRES D’AMOUR SONT UNIQUES Les histoires d’amour sont uniques. Je ne t’encourage donc pas à te marier alors que tu ne travailles pas ou à choisir un conjoint sans le sou. ça pourrait être suicidaire. Je t’invite à bien choisir ton conjoint. Je t’exhorte à ne pas regarder à l’apparence et au superficiel mais à sonder la profondeur de l’autre. Je te supplie de ne pas te laisser distraire par le présent qui peut être trompeur mais te projeter également dans l’avenir. Il ne s’agit pas de te faire bercer d’illusions par une langue mielleuse, mais de savoir si l’autre est une personne de vision et si elle brûle du feu nécessaire pour l’accomplir. Je te demande de ne pas forcément attendre de te réaliser avant de déclarer tes sentiments à cette femme que tu souhaites épouser. Peut-être que vous pouvez vous bâtir ensemble. Oui, il existe des gens qui deviennent de parfaits étrangers une fois le mariage célébré à la mairie. Oui, il existe des personnes qui changent radicalement une fois que l’argent frappe à la porte. Toutefois, quel mécanisme mets-tu en place pour minimiser les risques d’avoir affaire à de telles personnes ? Je vous ai fait l’économie dans cet article des moments de jeûnes et de prières pour s’assurer qu’on faisait le bon choix et que nos familles nous soutiendraient. J’ai omis les disputes et les moments de doute. Je vous ai même épargné mes colères quand mon époux gagnait enfin de l’argent et préférait aller faire des dons à des veuves, des orphelins, des églises, des inconnus notoires qui étaient malades ou faisaient semblant de l’être dans la rue, alors que je devais assurer tout à la maison. Il a toujours eu une relation particulière avec l’offrande, que j’ai fini par comprendre plus tard. Pas trop tard heureusement pour m’y mettre aussi. Aujourd’hui, au regard de toutes les bénédictions que nous avons eues par la suite, je suis convaincue que quand on sème, on récolte et que nous semons dans une terre d’abondance.


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