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En Tanzanie, il faut désormais payer 1200 dollars à l’Etat pour être blogueur


publié le :12/04/2018
Nouvelles réglementations en vigueur dans le secteur du web en Tanzanie. Les autorités ont entrepris de certifier tous les blogueurs du pays et de leur imposer des frais annuels avant toute opération en ligne. Ces dispositions englobent également les services de diffusion en continu de radio et de télévision et affectent les forums en ligne et les utilisateurs de médias sociaux. Ainsi, pour être reconnu comme fournisseur de contenu en ligne, les candidats devront remplir un formulaire détaillant le coût estimé de l’investissement, le nombre d’administrateurs et d’intervenants de la plateforme, leur part du capital, les qualifications du personnel, les dates prévues de début des opérations de même que les plans d’action. Ils doivent également s’acquitter de frais annuels de 1200 dollars. Toutes ces balises n’empêchent cependant pas le gouvernement d’exiger la suppression d’un contenu jugé dangereux pour la sécurité nationale, qui encourage au meurtre – dans les 12 heures qui suivent sa publication. En cas de résistance, les responsables des plateformes en ligne sont exposés à des amendes d’au moins cinq millions de shillings (2 210 $) ou à une année d’emprisonnement. Pleins pouvoirs sur internet Intitulé Règlement sur les communications électroniques et postales (contenu en ligne) de 2018, le document a fait l’objet d’un débat intense entre gouvernement et activistes l’an dernier. Ces derniers ont notamment dénoncé certaines dispositions ambiguës de la loi, estimant qu’elles violaient la vie privée des individus, restreignaient le droit des citoyens à la liberté d’expression et étaient contraires à l’esprit d’ouverture d’Internet, alors que les cybercafés devraient également installer des caméras de surveillance pour enregistrer et archiver les activités dans leurs locaux. Très populaire au sein de la population, le président tanzanien John Magufuli a été critiqué ces derniers mois en raison de sa supposée emprise sur les médias du pays. À l’adoption de la nouvelle loi, des observateurs ont de nouveau réitéré leurs craintes quant à la restriction des libertés. Les exigences d’enregistrement et les frais seront probablement un lourd fardeau pour la plupart des blogueurs et des petits médias diffusant du contenu en Tanzanie, réduisant ainsi la diversité dans l’espace médiatique, a déclaré à Quartz Angela Quintal, du Comité de protection des journalistes.


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