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Abou Nidal: Pourquoi j’ai choisi Yémi Aladé


publié le :10/03/2015
Sollicité depuis quelque temps hors du pays, le Général Kocumbré se fait rare sur la scène nationale. L’auteur du concept «La chaussure qui parle», entre deux avions, s’est uni avec la princesse de la musique naija, Yémi Aladé. Pour une collaboration musicale, autour du concept «Show Dem Shégué». • Que devient le Général Kocumbré ? - Le Général se porte bien. Je suis entre deux avions ces derniers temps, c’est pour cela que je ne suis pas en place. Je vise d’autres horizons. Tes fans disent qu’ils ne te sentent plus. Tu risques de te faire oublier ! - Je pense à eux. Nous artistes, ne sommes rien sans les fans. J’essaie toujours de leur offrir quelque chose de nouveau, pour leur faire plaisir. Je leur donne d’ailleurs rendez-vous dimanche prochain, à l’occasion du show-case de présentation de mon nouveau concept, “Show Dem Shégué” qui sera suivi de ma soirée anniversaire, ça va être quelque chose d’exceptionnel au Temple Discothèque. • On ne peut donc pas évoquer ton nom, sans parler de concepts ? - Je suis et je reste un créateur, concepteur. J’ai plusieurs dizaines de concepts qui ont été très bien appréciés par le public. En plus des concepts musicaux, aujourd’hui avec des amis, nous avons créé un concept pour sapes dénommé «Haut de gamme». • Parle-nous de “Haut de Gamme”, ton nouveau concept. - Au commencement du couper- décaler, était la sape. Ce qui faisait d’ailleurs le président Doug Saga. “Haut de gamme” est un concept vestimentaire, on n’a pas forcément besoin de beaucoup de moyens pour être bien mis. Avec mes amis “vestimentologues”, on organise très bientôt le dîner gala de la sape ici à Abidjan. Nous étions même au Congo récemment pour nous imprégner de certaines choses. • A quel niveau situes-tu ta carrière ? - Elle se porte bien, elle avance. Aujourd’hui, je crois que j’ai atteint une autre dimension, j’ai d’autres ambitions, c’est clair. Le temps du “boucan” à outrance dans les boîtes, est révolu. • Tu comptes donner une autre orientation à ta carrière ? - Oui bien sûr, il faut passer à une autre phase aujourd’hui, on a vraiment pris conscience d’un certain nombre de choses. Voyez-vous notre mouvement, le couper-décaler est une musique qui se vend bien hors de la Côte d’Ivoire. C’est quand vous sortez que vous vous en rendez compte. Partout où vous passez on vous parle de couper-décaler, parce que c’est elle et la musique naija qui font danser les gens. • Es-tu satisfait de ta carrière à ce jour ? - Je suis l’un des artistes couper- décaler qui tournent à l’extérieur, qui a de bons cachets, qui sort des disques, qui fait de belles vidéos , et qui est invité un peu partout dans les galas et les soirées privées. Il y a quelques mois, j’ai confirmé au Palais de la culture avec un concert magique à l’Américaine jamais vu ici. Je pense que je suis sur la bonne voix. • Quelle place tu te donnes dans le couper-décaler aujourd’hui ? - On travaille pour devenir le meilleur. J’ai envie de prouver, j’ai trop de choses dans la tête .Quand je suis là à ne rien faire je m’ennuie, Il y a mon marabout qui m’a dit, «si tu aimes le travail, tu vas avancer». Depuis ce jour, je ne peux pas m’arrêter. • Et l’avenir pour toi ? - J’ai envie de changer la vision de la musique africaine. Les gens parlent souvent de production. Elle ne se limite pas à faire entrer un artiste en studio et le laisser livré à lui-même. La production, c’est une organisation, un suivi, donner les moyens à l’artiste de s’exprimer. Si les Américains ont réussi, on peut le faire en Afrique. • C’est cette vision des choses qui t’a poussé à créer ton label ? - Le label existe depuis un moment et le siège se trouve aux Deux- Plateaux. Je m’organise pour travailler de manière professionnelle avec une grosse structure derrière. Je n’hésite pas à dire à certains de mes jeunes frères du couper-décaler de chercher à faire comme un monsieur tel que A’Salfo. A Africa Black Label, nous travaillons avec une équipe de jeunes. Nous faisons la production, la communication, l’événementiel. C’est ma structure qui réalise le plus souvent mes clips, et qui a travaillé pour mon dernier concert. Je compte bientôt créer dans nos locaux, un studio d’enregistrement. • Tu as aussi un orchestre ? - Oui effectivement, parce que j’aime le live et je veux toujours apprendre. C’est mon orchestre qui a fait mon concert de 2014 au Palais. Aujourd’hui, quand on a besoin de moi pour des spectacles, je viens jouer en live. • Que devient ta fondation ? - La fondation Abou Nidal pour la lutte contre le VIH/SIDA, va son petit bonhomme de chemin, on travaille. Nous avons posé les bases, j’ai des partenaires au niveau international, des donateurs ici qui ont décidé d’adhérer. Nous allons maintenant mener les actions en faveur des malades, ceux qui ont besoin d’aide de façon urgente. Mais aussi faire de la sensibilisation et de la prévention. • OK. Tu es sur un autre «projet présidentiel» en ce moment au Togo, après le Bénin ? - Tout à fait, j’ai été coopté avec quelques artistes de la sous-région pour chanter et soutenir la candidature du Président Faure aux prochaines élections présidentielles au Togo. • Tu es avec les Présidents maintenant, qu’as-tu fait de la maison que t’a offerte le Président Yayi Boni au Bénin ? - C’est un bien privé, je ne vois pas l’opportunité d’en parler. Sachez tout simplement que je suis bien adopté au Bénin, le Président Yayi Boni, c’est quelqu’un qui est prêt pour moi. Quand je ne suis pas en Côte d’Ivoire, je suis fréquemment au Bénin, qui est devenu une autre patrie pour moi. • Revenons à la musique, qu’est-ce qui se passe entre toi et la chanteuse nigériane Yémi Aladé. - Yémi Aladé et Abou Nidal sont ensemble pour faire quelque chose de grand. On s’est rencontrés pour la première fois à Cotonou. Nous avons partagé la même scène. Quand elle a vu mon spectacle, elle a kiffé. Elle m’a confié qu’elle adore ce que je fais. On a échangé, on est resté en contact depuis. Après, je l’ai fait venir à Abidjan en décem-bre dernier pour un festival. • Mais d’où est venue l’idée de chanter ensemble ? - C’est elle qui a demandé qu’on fasse quelque chose ensemble. J’ai été au Nigeria, on a enregistré le son. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que lorsque les gens chantent avec les artistes nigérians, ils payent parce que ces derniers ont le vent en poupe, mais moi, je n’ai rien déboursé. Davido a choisi Arafat, Iyanya est avec Beynaud et moi j’ai choisi Yémi Aladé. Je n’ai pas hésité à faire un feat avec Yémi parce qu’elle fait partie de l’une des plus belles voix féminines du Nigeria. Elle a beaucoup de qualité, ça va être un beau brassage de deux cultures musicales, la musique ivoirienne et la musique naija. Aujourd’hui, elle m’aide à intégrer et à conquérir le marché nigérian. Le Nigeria, vous le savez, c’est plus de 100 millions d’habitants, si tu arrives à conquérir ce marché, tu es bien parti. • Où en êtes-vous en ce moment? - Le son s’intitule Show Dem Shégué. Il est déjà bouclé. En ce moment, je sors la version couper-décaler, après on attaque la version naija. On a aussi fini le clip vidéo. Dans la chanson, c’est une femme déçue, après l’épisode Johnny. Je viens la draguer. Je lui dis comme je n’ai ni argent, ni voiture, ni maison, je lui donnerai l’amour. Viens donc on va faire le Show dem Shegué, pour montrer aux gens que l’amour existe. source top visage


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