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Lycéennes de Chibok: Boko Haram diffuse une vidéo


publié le :15/08/2016
Dans une vidéo postée ce 14 août sur Internet, le groupe islamiste Boko Haram, qui a fait allégeance à l'organisation Etat islamique, montre des jeunes filles présentées comme des lycéennes de Chibok. En avril 2014, 276 d'entre elles avaient été enlevées dans cette ville du nord-est du Nigeria par la secte terroriste. La branche ouest-africaine de l'organisation Etat islamique (EI) diffuse depuis ce 14 août au matin un document audiovisuel via la plateforme YouTube. S'i l'on ne dispose ni de la date ni de la localisation de cette vidéo, des jeunes filles y apparaissent longuement et l'une d'entre elles s'exprime, interrogée par un membre présumé du groupe armé ex-Boko Haram. Selon Aisha Yesufu, porte-parole du mouvement « Bring Back Our Girls », des parents de Chibok ont reconnu certaines des jeunes filles. Pour le collectif regroupant ces parents des lycéennes enlevées il y a un peu plus de deux ans, cette vidéo constitue bien une preuve de vie. Vidéo de propagande La mise en scène rappelle qu'il s'agit d'une vidéo de propagande. A l'image, l'homme qui prend la parole en haoussa est vêtu d'un treillis, une arme de gros calibre à la main. Au fond, l'on aperçoit une rangée de jeunes femmes debout et d'autres accroupies, toutes vêtues d'un long voile. L'homme en treillis indique que 40 des captives seraient mariées. Il reconnaît que, suite aux bombardements aériens menés notamment sur la forêt de Sambisa, un certain nombre d'entre elles seraient décédées, sans préciser le nombre, et que d'autres seraient blessées. Echange de prisonniers L'homme, qui se réclame de la branche armée dirigée par Abubakar Shekau, demande par ailleurs la libération des membres de Boko Haram détenus à Lagos, Abuja et Maiduguri. Et conditionne la libération des jeunes filles au sort de ces prisonniers. Les 276 adolescentes de Chibok avaient été enlevées dans le lycée public pour filles de cette ville, le 14 avril 2014 par la secte Boko Haram, qui a depuis fait allégeance à l'organisation Etat islamique. Après la diffusion de la vidéo, le gouvernement nigérian a déclaré ce 14 août « être en contact » avec Boko Haram à ce sujet. Prudence des autorités Mais le gouvernement veut rester prudent au sujet de cette vidéo. Les autorités fédérales se montrent sceptiques sur la sincérité de l'appel à un échange de détenus membres du groupe armé islamiste contre la libération des jeunes femmes encore vivante. Du côté de l'armée, la réaction immédiate est de convoquer trois personnes présumées en contact avec certains membres de Boko Haram. Aisha Akil, une avocate, Ahmed Bolori, consultant auprès de plusieurs ONG et Ahmed Salkida un journaliste. « Je pense que ces trois personnes en particulier en savent beaucoup plus que ce qu'ils admettent publiquement. Et l'esprit de cette invitation à un interrogatoire, et de vérifier leur relation avec Boko Haram. Car dans la vidéo, il est pour moi clair que les terroristes ont mentionné un certain groupe de personne », estime le colonel Usman Sani. Le porte-parole de l'armée se refuse à commenter le contenu de la vidéo. Le colonel Sani insistant sur le côté mise en scène et sur la propagande véhiculée selon lui dans ce document posté sur Internet. « Certaines parties sont de la simulation. Ils veulent juste salir la réputation des forces armées du Nigéria. Ce qui est absurde. » Selon lui La diffusion de cette vidéo est une preuve supplémentaire de l'état de faiblesse et de la division au sein de la branche ouest africaine du groupe Etat islamique.


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