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Ados : tous accros à Facebook ?


publié le :19/09/2016
Sitôt rentré du collège, il se rue sur l’ordinateur pour consulter son fil d’actualité et discuter avec ses copains, quittés une heure plus tôt. Les ados sont accros à Facebook, au point d’y consacrer parfois trois heures par jour (Enquête Ipsos, octobre 2012). Une pratique chronophage qui inquiète leurs parents, qui oublient pourtant qu’à leur âge ils étaient scotchés... au téléphone. « L’adolescent a un énorme besoin de vie sociale, explique le pédopsychiatre Daniel Marcelli. Facebook lui permet de l’assouvir depuis sa chambre, c’est fascinant. Exprimer ses émotions, accueillir celles des autres, partager des idées : ces échanges développent ses capacités relationnelles. Certes, sur un mode virtuel, et assez superficiel, mais l’essentiel y est : amitié, amour, coups de gueule. » Un support de leur construction identitaire Ce réseau social, surtout, lui permet de se mettre en scène et d’avoir un retour sur image immédiat. D’où son immense succès, à un âge où l’on doute de son pouvoir de séduction. L’adolescent habille son profil avec des photos avantageuses, il publie des statuts qui reflètent ses passions du moment, du clip de Coldplay à la vidéo de Cyprien. S’il a plein d’amis et qu’ils ont l’air cool, cela signifie qu’il l’est, lui aussi ! Tout est vu par ricochet. Le réseau social est devenu un support majeur de la construction identitaire. « Facebook permet à l’adolescent de mesurer objectivement son impact auprès de ses pairs, analyse Daniel Marcelli. Plus ils aiment ses statuts, plus son narcissisme en sort renforcé. Le risque étant, chez les plus fragiles, qu’ils s’exposent un peu trop et se mettent dans des positions scabreuses, ou s’effondrent si personne ne visite leur mur. » Aux parents de fixer des limites Le plaisir narcissique de l’exhibition, la facilité à s’extraire de la vie familiale pour retrouver ses amis : tout concourt, donc, à rendre l’adolescent dépendant. Sans aller jusqu’à lui interdire Facebook, ce qui reviendrait à le marginaliser, vous devez lui fixer des limites horaires. Cette pratique ne doit pas empiéter sur sa vie réelle (devoirs, sport ), et sur son sommeil, dont il a grand besoin. Il faut aussi le mettre en garde contre d’éventuels prédateurs sexuels, qui avancent toujours masqués, et l’inciter à protéger son compte, donc sa vie privée, avec des paramètres de confidentialité. L’adolescent doit surtout réfléchir avant de mettre en ligne des photos ou des propos qui seront diffusés – il l’ignore très souvent – bien au-delà de son cercle intime, et définitivement. Ils risquent de se retourner un jour contre lui ou contre vous, s’il a injurié son prof de maths, et que celui porte plainte.


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