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C'est mon histoire : Il fait deux fois mon âge


publié le :26/06/2017
Je m’appelle Ayala, j’aurai bientôt 27 ans et je suis une jeune ivoiro-ghanéenne assez pragmatique. Après quatre ans à étudier l’art de la communication à Londres puis, quelques stages entre Paris, Accra et Lagos, je suis revenue à Abidjan afin de pouvoir mettre sur pied mon projet : lancer une boite spécialisée dans l’édition. Dans mes démarches pour monter le dossier administratif de mon projet et l’établir en tant que société, j’ai été confrontée à de nombreuses difficultés directement liées au système chaotique de l’administration ivoirienne. Un dossier qui aurait pu être terminé en 3 jours, mettait plusieurs semaines. Je commençais à en avoir sérieusement marre. Avec toutes ces allées et venues, ces taxis à prendre, le crédit de communication qui s'évapore aussi facilement que la connexion internet, et mon énergie à bout de souffle, il fallait que je fasse un break. J’ai décidé de me rendre à Assinie avec ma sœur pour changer d’air. MA RENCONTRE AVEC ARMAND Le week-end s’annonçait très intéressant, on avait établi un programme : paresser religieusement en bikini dans les bungalows en nous délectant des meilleurs plats… Nous n’avions pas prévu de flirter. C’était vraiment le cadet de nos soucis. Mais moins on y pense, plus l’imprévisible arrive. Pendant que je photographiais un beau coucher de soleil sur la plage, une voix se fit entendre dans mon dos “Magnifique”. C’était un compliment, je ne savais pas où il voulait en venir. Cela m’a tout de suite intriguée, surtout lorsque j’en découvris l’auteur. Un bel homme de 1m80, nickel jusqu’au bout des ongles. J’ai simplement répondu : “Oui, je sais, merci !”. Il se mit à rire aux éclats et précisa qu’il parlait du paysage. J’ai rétorqué que j’avais compris (même si ce n’était pas le cas). “Pourquoi est-ce que je penserais à autre chose ?”. Une porte venait de s’ouvrir. Nous avons discuté pendant un moment. C’était très cordial. J’ai adoré, il avait ce je ne sais quoi. Á la fin de la conversation, il a fini par me donner sa carte. J’en ai fait de même. RETROUVAILLES Quelques mois plus tard, alors que je l’avais complètement oublié, nous nous sommes retrouvés à Abidjan lors d’une rencontre professionnelle. J’avais une réunion avec un client, et il se trouvait que c’était lui ! Nous avons commencé à traîner ensemble, puis les choses ont commencé à devenir on ne peut plus… sérieuses ! Je lui donnais la trentaine ce qui me convenait plutôt bien. Au détour d’un déjeuner, il a sorti sa carte d’identité et là surprise ! 58 ans. Le choc ! Il ne faisait pas son âge. Je ne l’aurais jamais cru. Il était plutôt bien conservé. Á 58 ans, il en faisait 20 de moins. J’ai toujours eu un faible pour les hommes plus âgés mais de là à sortir avec une homme qui pouvait être mon père....J’avais quand même des limites. Mais avec Armand, ça a été la grande exception ! Heureusement pour moi, il n’était pas engagé dans une autre relation. Il était père célibataire et avait très envie de se caser, ce qui était plutôt rare à Abidjan. JEUNE DANS LA TÊTE Ce qui m’étonnait avec Armand, c’est qu’il était toujours “à la page”. Il était au courant de toutes les modes qui intéressent les jeunes, la culture urbaine, les dernières sorties musicales, les nouveaux artistes, la technologie, la mode, le langage des jeunes… Il était branché. Moi j’étais un peu perdue. Ça ne me dérangeait pas mais à la longue, j’ai commencé à penser que j’étais vraiment vieux jeu. LE REFUS DE LA VIEILLESSE Il ne supportait pas de voir un seul cheveu blanc. Pourtant, je le trouvais vraiment sexy avec sa chevelure poivre et sel qu’il s’empressait aussitôt d’effacer chez le coiffeur. En fait, il refusait de vieillir. Il s’est lancé dans une course contre la montre. Je me suis ouverte à lui. Il en était conscient. Il ne se voyait pas vieillir, finir seul et perdre le fil. Il avait la phobie de la vieillesse. Il trouvait notre couple était en parfait car c’était moi « le pilier ». LA BAGUE AU DOIGT Après un an de relation, monsieur a demandé ma main. J’étais heureuse mais la peur du regard des autres supplantait ma joue. J’angoissais à l’idée d’épouser un homme qui a le même âge, les mêmes souvenirs d’école que mon père ! Mais le jour de notre mariage, le voir au bout de l’allée ne m’a pas fait regretter ma décision. C’était le plus beau jour de ma vie et c’est l’homme de ma vie.


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